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Le Fluteau nageant

Le fluteau nageant

 

 

Statut de protection

  • Directive "Habitats" : annexe II
  • Convention de Berne : annexe I
  • Protection au niveau national : annexe I

 

Description

 

  • Petite plante aquatique, à feuilles luisantes longuement pétiolées et fleurs blanches à cœur jaune à trois pétales, solitaires et érigées sur de courts pédoncules.

 

  • Deux formes peuvent exister : la forme aquatique classique avec les feuilles flottantes et la forme terrestre.
     

Biologie de l'espèce

 

La colonisation de l'espace par la plante se fait par l’enracinement de sa tige au niveau des nœuds, ainsi que par la production de stolons qui produisent à intervalles réguliers des touffes de feuilles.

La variabilité interannuelle du nombre de pieds est apparemment forte, notamment en cours d'eau. En hiver, les feuilles flottantes ne sont plus visibles.

La floraison a lieu de mai à septembre (voire octobre). Elle est extrêmement variable selon les conditions écologiques et les localités dans lesquelles se trouve le Flûteau. En eaux courantes, elle est généralement restreinte et retardée.

La pollinisation semble être assurée par les insectes (pollinisation entomophile.

La multiplication végétative se fait par la formation de propagules ; il s'agit de parties de plantes viables, qui sont détachées de la plante mère par fragmentation du stolon. Elles sont capables de flotter puis d’être emportées et disséminées par l’eau.

Le chevelu racinaire est très fin et de forme étalée.

 

Facteurs écologiques - Habitats

  • Le Flûteau nageant est une espèce aquatique ou amphibie : il est capable de supporter des variations importantes du niveau de l’eau et une exondation temporaire. On le trouve principalement dans des eaux peu profondes et il se développe sur des substrats de nature variée : fonds sablonneux, vaseux...
  • Luronium natans semble préférer un bon ensoleillement et une eau claire, mais il peut s’accommoder de l’ombrage et d’une eau turbide.
  • En terme de qualité d’eau, l’espèce se rencontre dans des eaux oligotrophes à méso-eutrophes, aussi bien en milieu acide que calcaire. Par contre, elle ne se trouve ni en milieu très acide, ni en milieu très carbonaté, ni dans les eaux saumâtres.
  • Luronium natans fréquente une très large gamme de milieux humides, naturels ou d’origine anthropique. On l’observe principalement dans des milieux d’eau stagnante : étangs, mares, auxquels on peut ajouter fossés, bras morts de cours d’eau, chemins piétinés et ornières de tracteurs. Il se développe également dans des milieux d’eau courante : dans le lit ou parfois en bordure de cours d’eau le plus souvent à pente et courant faibles. Les stations se trouvent parfois en relation avec des complexes de tourbières : au niveau de ruisselets d’écoulement des eaux de tourbières, marais, .... La proximité de l'eau pour les formes terrestres est indispensable

 
Facteurs favorables

   

  • Maintien d'un pâturage extensif
  • Maintien du bon ensoleillement des stations
  • Entretien des douves par curages vieux fonds - vieux bords

   

Facteurs défavorables

  • Comblement des fossés et des trous d'eau.
  • Assèchement prolongés des mares
  • Recalibrage des fossés : profondeur trop importante et substrat brut néfastes pour l'enracinement
  • Eutrophisation excessive du milieu

 

Etat de conservation des populations et des habitats sur le site

L’ensemble de la communauté scientifique s’accorde pour considérer qu’il s’agit d’une espèce en régression généralisée sur le territoire français, sans que l'on sache avec certitude le réel facteur de cette régression.
Plusieurs stations ont été cartographiées dans les marais de l'Erdre (marais de Blanche-Noé).

Elle est potentiellement présente sur l’Erdre en raison de la multitude de mares et de fossés, à eau oligotrophe acide, répartis sur l’ensemble du secteur.

Il apparaîtrait cependant que l’eutrophisation récente des eaux, détectables au cœur même des zones réputées les plus pauvres en éléments nutritifs (Logné, Blanche Noé), par un fort développement de lentilles, ai fait régresser cette espèce qui a peut être même disparu d’un certains nombre de stations.

Enjeux

Compte-tenu des incertitudes au niveau des menaces et de la variabilité des situations, il est difficile de proposer des mesures de gestion précises. Dans la plupart des cas, le nombre très réduit de stations par département impose une extrême prudence. L'amélioration de nos connaissances relatives à l'espèce (notamment des facteurs de régression) est par conséquent indispensable.
 

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En téléchargent le document d'objectif, vous aurez la liste des espèces présents sur les marais de l'Erdre.